6. juil., 2016

Manuel Valls annonçant le recours au 49.3, mardi à l’Assemblée nationale

Alors que se tenait à Paris le dernier défilé avant l’été, l’exécutif est à nouveau passé en force devant les députés. La droite ne déposera pas de motion de censure, les frondeurs se tâtent.

En moins de dix minutes, l’affaire était pliée. Au milieu du brouhaha et des moqueries venues de députés de droite quittant l’hémicycle avant la fin de son discours à la tribune de l’Assemblée nationale, Manuel Valls a annoncé mardi, à 15 h 10, qu’il faisait à nouveau usage de l’article 49.3 de la Constitution sur le projet de loi travail. Moins de deux mois après un premier passage en force, l’exécutif n’a donc toujours pas de majorité sur une réforme qui déchire la gauche depuis mars. La faute, selon le Premier ministre, à «une alliance des contraires, une alliance des conservatismes et des immobilismes». «Il y a ceux qui prétendent artificiellement vouloir le compromis et il y a ceux qui le pratiquent», a-t-il fait valoir.